Les Nouveaux Cahiers de la Comédie-Française - COPEAU

À l’occasion du centenaire du Théâtre du Vieux-Colombier, les Nouveaux Cahiers rendent hommage à son fondateur, Jacques Copeau.
Refonder le théâtre français en réformant l’espace scénique, la mise en scène, le jeu des acteurs, en servant le texte et en instaurant un nouveau rapport avec le public : telles sont les ambitions qui animent alors Copeau en octobre 1913.

 

 

9,48 € TTC

Quantité

Un véritable manifeste que le grand théoricien, metteur en scène et auteur portera à son plus haut degré d’exigence avec la création d’une école et des Copiaus, expériences pionnières dans le domaine de la pédagogie de l’acteur et de l’émancipation du théâtre de son système mercantile. 

Au delà de ces grandes voies ouvertes par Copeau, ce numéro, grâce à des documents inédits, donne à voir de multiples autres facettes de celui qui fut le chef de file du renouveau théâtral du xxe siècle en France, et dont la pensée et l’œuvre influencent considérablement un grand nombre d’artistes de la scène.

 

CAHIER DIRIGÉ PAR : Marco Consolini et Raphaëlle Doyon 

LES AUTEURS : Marie-Christine Autant-Mathieu, Jean Bellorini, Vincent Chambarlhac, Jacques
Copeau, Catherine Dasté, Jean Dasté, Robert L. A. Clark, Marco Consolini,
Fabrizio Cruciani, Marion Denizot, Raphaëlle Doyon, Guy Freixe, Ivan
Grinberg, Jean-Louis Hourdin, Ève Mascarau, Muriel Mayette-Holtz, Jean-
Claude Penchenat, Béatrice Picon-Vallin, Jean Pommier, Isabelle Ragnard,
Robin Renucci, Agathe Sanjuan, Christian Schiaretti, Mileva Stupar

Au sommaire de ce Nouveau Cahier


La première partie revient sur le rôle prépondérant de Copeau dans le théâtre du xxe siècle. Elle brosse
le portrait d’une figure incontournable de la mise en scène moderne, d’un réformateur sans cesse en mouvement,
cherchant à libérer le théâtre de ses scléroses et de sa stérilité créatrice – une ambition qui
l’animera toujours devenu administrateur général de la Comédie-Française ; elle revient sur l’aventure des
Copiaus, la troupe de comédiens que Copeau établit à Pernand-Vergelesses, portant en germe les promesses
de la décentralisation, et sur la mise en scène du Miracle du pain doré en 1943 aux hospices de Beaune
qui marque le point culminant de la carrière de Copeau.


La deuxième partie s’intéresse aux sources d’inspiration de Copeau, qui va à la rencontre des réformateurs
de son temps (Stanislavski, Craig, Appia), travaille avec Suzanne Bing, Louis Jouvet et dont l’idéologie
théâtrale exerce une influence majeure chez nombre de metteurs en scène, de Lecoq à Mnouchkine.


Une troisième partie dévoile des écrits inédits de Jacques Copeau permettant de le situer face à ses
ses contemporains au sein du « mouvement théâtral » moderne, et de comprendre la place qu’occupent
la foi et la musique sacrée pour lui, qu’il compare à l’« épanouissement » d’un texte pour un acteur.


• Dans une quatrième partie consacrée à des témoignages et à des entretiens, des comédiens qui l’ont côtoyé
au plus près (Jean et Catherine Dasté) attestent du rôle déterminant que Copeau a joué dans leur carrière ;
des metteurs en scène et acteurs, tels que Christian Schiaretti, Robin Renucci, Jean Bellorini, Jean-
Claude Penchenat, Jean-Louis Hourdin revendiquent, chacun à leur manière, leur héritage de Copeau.


• Une dernière partie présente la Maison Jacques Copeau, un lieu de ressourcement pour le théâtre.


Introduction

- Éditorial par Muriel Mayette-Holtz
- Chronologie
- Jacques Copeau, contradictions fertiles
par Marco Consolini et Raphaëlle Doyon
-Le rêve d’une confession totale : les archives de Jacques Copeau
par Mileva Stupar


1. Copeau au cœur du théâtre du xxe siècle

1.1 L’oubli et le monument
par Marco Consolini

1.2 La tradition de la naissance
par Fabrizio Cruciani

1.3 Les Copiaus, des comédiens au village
par Vincent Chambarlhac

1.4 Théâtre populaire et pensée de la nation
par Marion Denizot

1.5 Copeau à la Comédie-Française
par Agathe Sanjuan

1.6 Jacques Copeau médiéviste : Le Miracle du pain doré aux hospices de Beaune (1943)
par Robert L. A. Clark et Isabelle Ragnard

2. Compagnonnages et filiations

2.1 Copeau se rêve en Stanislavski
par Marie-Christine Autant-Mathieu

2.2 Suzanne Bing, l’acolyte, ou l’histoire de la création de l’école du Vieux-Colombier
par Raphaëlle Doyon

2.3 Jacques Copeau, Louis Jouvet, Correspondance (1911-1949)
Édition d’Olivier Rony, Paris, Gallimard, 2013
Compte rendu par Ève Mascarau

2.4 De Copeau à Lecoq : une pédagogie du jeu en mouvement
par Guy Freixe

2.5 « Il y a eu surtout une très mystérieuse rencontre avec Jacques Copeau… »
par Béatrice Picon-Vallin

3. Inédits

3.1 Le théâtre moderne et l’interprétation des chefs-d’œuvre
par Jacques Copeau

3.2 La Mélodie de Solesmes
par Jacques Copeau

4. Entretiens et témoignages

4.1 « À 15 ans à peine… »
par Jean Dasté

4.2 Jacques Copeau, grand-père redouté et aimé
par Catherine Dasté

4.3 « Le plus difficile n’est pas de réussir mais de continuer »
par Christian Schiaretti

4.4 « D’éternels enfants, animés du plaisir de créer ensemble »
par Robin Renucci

4.5 Mon héritage de Copeau
par Jean-Claude Penchenat

4.6 « Un pédagogue c’est quelqu’un qui vous apprend qui vous êtes »
Entretien avec Jean Bellorini
par Raphaëlle Doyon

4.7 Entretien avec Jean Pommier, acteur du Miracle du pain doré
par Marco Consolini et Raphaëlle Doyon

4.8 Au service de la poésie dramatique
Entretien avec Jean-Louis Hourdin
par Marco Consolini

5. La Maison Jacques Copeau, un lieu de ressourcement pour le théâtre
par Ivan Grinberg

6. Bibliographie sélective

 

Produits liés