La Madeleine par Sébastien Gaudard

A l'occasion du spectacle "Le Côté de Guermantes" de Proust, la Comédie-Française collabore avec le pâtissier Sébastien Gaudard qui nous présente sa madeleine : "Notre madeleine révèle de discrètes notes de noisettes torréfiées rafraîchies par un délicat zeste de citron".

Disponible exclusivement au Théâtre Marigny les soirs de représentation de la pièce et dans les pâtisseries Sébastien Gaudard.

3,75 € TTC

Sachet contenant 2 madeleines.


« Mes grands-parents habitaient à côté de Commercy rendu célèbre par ses madeleines lesquelles ont ponctué les moments heureux de mon enfance. Moi qui ai toujours voulu rendre au passé l’éclat du présent, je suis très honoré aujourd'hui de faire rayonner la pâtisserie de tradition et ravi de pouvoir mettre une gourmandise sur les mots madeleine de Proust ».
Sébastien Gaudard

« Il y avait déjà bien des années que, de Combray, tout ce qui n’était pas le théâtre et le drame de mon coucher n’existait plus pour moi, quand un jour d’hiver, comme je rentrais à la maison, ma mère, voyant que j’avais froid, me proposa de me faire prendre, contre mon habitude, un peu de thé. Je refusai d’abord et, je ne sais pourquoi, me ravisai. Elle envoya chercher un de ces gâteaux courts et dodus appelés Petites Madeleines qui semblaient avoir été moulées dans la valve rainurée d’une coquille de Saint-Jacques. Et bientôt, machinalement, accablé par la morne journée et la perspective d’un triste lendemain, je portai à mes lèvres une cuillerée du thé où j’avais laissé s’amollir un morceau de madeleine. Mais à l’instant même où la gorgée mêlée des miettes du gâteau toucha mon palais, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d’extraordinaire en moi. Un plaisir délicieux m’avait envahi, isolé, sans la notion de sa cause. Il m’avait aussitôt rendu les vicissitudes de la vie indifférentes, ses désastres inoffensifs, sa brièveté illusoire, de la même façon qu’opère l’amour, en me remplissant d’une essence précieuse : ou plutôt cette essence n’était pas en moi, elle était moi. J’avais cessé de me sentir médiocre, contingent, mortel. »
À la recherche du temps perdu, Marcel Proust.

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